Une piqure de rappel pour commencer 2026
Quand le visible ne raconte plus toute l’histoire
En rentrant du jour de l’an avec ma compagne, quelque chose d’étrange s’est mis en place. Dans la rue, les enseignes de magasins, les affiches publicitaires, les mots eux-mêmes semblaient se réorganiser. Les lettres changeaient d’ordre, comme si derrière le message visible se révélait une intention cachée, plus profonde, presque nue.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’écart.
L’écart entre ce que le message affichait en façade et ce qu’il semblait réellement dire. Souvent, c’était complètement décalé. Comme si le décor parlait une langue rassurante pendant que le fond murmurait autre chose.
Fatigue, relâchement… et ouverture incontrôlée
Nous sommes rentrés vers 23h — eh oui, à 40 ans, on n’est plus exactement des fêtards de l’extrême. Nous étions épuisés, comme nos amis d’ailleurs.
Mais malgré la fatigue, ou peut-être à cause d’elle, mes perceptions subtiles se sont ouvertes… sans que je ne le décide vraiment.
D’ordinaire, je sais quand j’ouvre, quand je ferme.
Là, tout partait dans tous les sens.
Le face-à-face avec les peurs
Ce qui s’est alors imposé à moi était d’une clarté presque brutale : mes peurs.
Présentes.
Nettes.
Limpides comme de l’eau de roche.
Des peurs profondes, d’autres plus superficielles, toutes avec leur propre gravité. Elles m’apparaissaient comme des cordes, tendues, empêchant l’accès à certains niveaux de conscience que j’effleurais à cet instant.
Le message intérieur : simple, direct, implacable
Puis il y a eu ce message intérieur, sans détour :
« C’est bon, tu as compris maintenant.
Si tu veux atteindre ces niveaux-là, voilà la route à parcourir. »
Le sens était limpide.
Les peurs bloquent l’accès à certaines informations, à certains niveaux de conscience. Mais elles ne sont pas là par hasard.
Les peurs ne sont pas des ennemies
Elles protègent.
Sans elles, nous deviendrions probablement fous.
L’enjeu n’est pas de les supprimer, mais de reconnaître leur fonction, leur utilité, et d’apprendre à travailler avec elles plutôt que contre elles. Les peurs sont des gardiennes. Tant qu’elles ne sont pas écoutées, elles ferment des portes.
Traverser sans se perdre
Cette traversée a duré de minuit jusqu’à bien 3h30 du matin.
À un point tel que j’ai réellement cru ne jamais réussir à “me réincarner” complètement. Comme si une partie de moi restait coincée ailleurs.
Juste avant de m’endormir, une pensée a traversé mon esprit :
« Et si demain je suis encore dans cet état-là… je fais quoi ? »
La réponse : avancer lentement, mais consciemment
La réponse était déjà là, en filigrane.
Il faut y aller doucement.
La conscience se déploie par étapes. Progressivement.
Quand cela se fait de manière artificielle ou trop rapide, on n’est pas prêt. Les informations deviennent trop subtiles, trop nombreuses, et finissent par perdre tout sens.
Le véritable chemin d’intégration
Le véritable chemin est plus humble :
travailler ses peurs une à une,
les intégrer doucement,
laisser la structure s’adapter.
Alors, naturellement, la conscience s’élargit. Sans forcer. Sans brûler les étapes.
Une piqûre de rappel pour 2026
Cela fait des années que je chemine dans ce sens.
Mais pour 2026, j’ai la sensation que ma structure intérieure m’a offert une petite piqûre de rappel.
Histoire que mon ego ne commence pas à s’y croire un peu trop.
Et maintenant ?
Si ces mots résonnent en toi, c’est peut-être que quelque chose en toi est prêt à être regardé, accueilli et intégré.
Travailler ses peurs en conscience, pas à pas, permet à la clarté de s’installer durablement — et c’est exactement ce chemin que je propose d’explorer ensemble.

