LA MOTIVATION

Le cri du lion

Le lion rugit pour montrer qu’il est là.
Mais parfois, il rugit alors qu’il n’y a rien autour de lui… puis il se recouche.

Cette image parle profondément de la motivation.

Le rugissement peut être intrinsèque :
Pourquoi le lion rugit-il à cet instant précis ?
Qu’est-ce qui, en lui, fait sens au point de produire cet élan ?

Mais il peut aussi être extrinsèque :
Un danger, une menace, une démonstration de dominance.
Un stimulus extérieur qui déclenche une réaction.

Motivation intrinsèque et extrinsèque : un miroir humain

Chez l’humain, les mêmes questions se posent :

  • Qu’est-ce qui fait sens en nous pour nous lever chaque matin ?

  • Quel est cet élan intérieur qui nous met en mouvement ?

  • Et à l’inverse, qu’est-ce qui, à l’extérieur de nous, nous pousse à agir ?

La motivation n’est pas un bloc unique.
Elle est un dialogue permanent entre l’intérieur et l’extérieur.

Remettre en perspective nos apprentissages

Dans notre société, on nous a appris à nommer la motivation, à lui donner une direction, un objectif, une finalité.
Souvent, elle est associée à une réussite bien définie, admise et valorisée par le système en place.

Mais aujourd’hui, ce modèle se fissure.

Avec les nouvelles générations, quelque chose change profondément :
les attentes du système sont questionnées, parfois rejetées, au profit d’une reconnexion au désir profond.

De plus en plus d’individus choisissent de travailler dans un domaine qui fait sens pour eux, nourrissant ainsi une motivation intrinsèque forte, tout en faisant face à une motivation extrinsèque issue d’un modèle plus ancien.

De là naissent les tensions, les incompréhensions, les clashs visibles sur les réseaux sociaux — TikTok, Instagram — où l’on voit émerger des jeunes capables de dire non, de refuser l’autorité lorsqu’elle n’entre plus en résonance avec leur individualité et leur élan intérieur.

Sortir du conflit intérieur

La clé n’est pas de chercher une motivation constante, stable, permanente.
Car la motivation est fluctuante, comme tout dans le vivant.

Il s’agit plutôt de :

  • Comprendre que parfois on veut, parfois on ne veut plus

  • Accepter ces variations sans les juger

  • Introduire consciemment les notions de choix, de temps et d’allure

Même lorsque la motivation n’est pas à son maximum, elle est là, en arrière-plan.
Encore faut-il apprendre à l’écouter.

Comme le lion :
Il peut rugir sans y être obligé… puis retourner se coucher.
Non pas par faiblesse, mais parce que ce n’est pas le moment.
Il se repose pour reprendre de l’énergie, pour un autre instant.

Quoi qu’il arrive, le chemin continue.
Que l’on dorme ou non, on vieillit, on mûrit.
Les projets avancent, à court ou long terme.

La motivation n’est pas une injonction.
C’est un rythme à apprivoiser.

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